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La guerre pour l’avortement au Congo

Sur le plan international, l’avortement est considéré comme un droit fondamental de la femme, mais il y a encore beaucoup de pays qui ne respectent pas cela, et le Congo se compte parmi ces pays. Cela fait que les avortements doivent se passer dans un cadre non surveillé, ce qui met en danger la vie des femmes qui le font.

La situation de l’avortement au Congo

Actuellement, c’est un crime pour une femme que de procéder à un avortement, et elle risque jusqu’à 10 ans de prison si elle se fait attraper, et la personne qui l’a aidé à le faire risque quant à elle jusqu’à 15 ans de prison. Pourtant, cela n’empêche pas que les avortements se fassent, et la seule conséquence de l’interdiction est que ceux-ci se font dans un cadre non sécuritaire. En outre, beaucoup des femmes qui procèdent à un avortement illégal meurent suite à des complications, comme des infections.

Pour les femmes qui gardent leur grossesse et attendent que celle-ci soit à terme, les choses ne sont pas mieux, dans la mesure où près d’une femme sur 100 meurt pendant les accouchements. Des luttes sont quand même menées par différentes organisations pour permettre aux femmes de faire un avortement sans risquer leur vie ou bien sans craindre d’être mise en prison. Toutefois, il semble que la route soit encore longue avant que cela ne puisse se faire.

Au Congo, la vie est considérée précieuse

L’interdiction de l’avortement trouve ses origines dans la religion, car le pays est majoritairement catholique. Cette religion est contre le fait de permettre aux femmes d’avorter un enfant, dans la mesure où cela va à l’encontre des principes de préserver la vie, qui est considérée comme précieuse. Ainsi, l’acte d’avorter un enfant est ici considéré comme le fait de prendre la vie d’un enfant, et c’est le principal argument utilisé par le gouvernement.

Les gens sur place qui sont contre l’avortement estiment que légaliser cet acte contribuerait à favoriser les cas de libertinage. C’est donc une question de mœurs qui fait que cette action parfois essentielle aux femmes leur est refusée. Pourtant, ici, c’est la vie de la mère qui est en jeu, mais aussi son état de santé psychologique. Aussi, l’interdiction n’empêche pas du tout aux femmes de faire des avortements, et beaucoup n’hésitent pas à passer par des chemins de traverse pour avoir ce qu’elles veulent.

Les risques des avortements clandestins

Lorsqu’une femme vient faire un avortement de manière clandestine chez une personne qui fournit ce genre de service, il faut d’abord savoir qu’avant tout, cela lui coute assez cher. Ensuite, il y a le fait que c’est une action qui s’effectue dans des conditions insalubres, et que les produits et ustensiles utilisés ne sont pas toujours assurés comme des risques comme les infections. Si on ajoute à cela le danger de se faire attraper et jeter en prison, c’est un vrai parcours du combattant que doivent passer les femmes pour avoir la possibilité d’avorter.

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